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On s’imagine aisément, se remémorant la lisse écorce et la souplesse des tiges de noisetier dont on se faisait, enfant, à l'aide d'une corde tendue, des arcs, songeant au doux tapis – le mot lui-même, tapis, désignant littéralement une sorte de moquette de petites dimensions que l’on ne découpe pas aux dimensions exactes de la pièce et qui peut se mettre au sol comme au mur (comme un lambris) (mais pas au plafond) n’est-il pas trompeur ? – de feuilles mortes et de mousses qui s’étend à ses pieds – ceux de l’arbre, les pieds, dont on fera les planches (les lames) de parquet – se rappelant la douceur de la peau du marron que l’on gardait toute l’année (en attendant de le remplacer par un semblable, l’automne suivant) dans la poche du pantalon et que l’on caressait, sans l'en sortir, le tenant de l'index replié, du pouce, pour se calmer et n'oubliant pas le rameau d’olivier symbole de paix et de sérénité, que le parquet constitue pour le pied nu (nous sommes à l’intérieur, nous nous sommes déchaussés) un accueil doux et réconfortant.
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