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On a trop vite fait de rêver, quand on pense au parquet et au bois dont il est fait, à Tronçay, à Citeaux, à Compiègne, à Fontainebleau et aux plaisirs forestiers, champignons, bouquets de petites fleurs, promenade dominicale qui laisse les chaussures pleines de boue, chasse à courre, rapide coït en position verticale contre un tronc, culotte à mi-cuisse, pantalon sur les chevilles...
C’est en oublier un peu rapidement les désagréments, les aiguilles du pin, la bogue du marron, celle de la châtaigne, la cupule du fayard, l’épine de l’acacia (le vrai et le faux) la branche qui rompt, celle qui plie et se redresse dans la tronche, l’écorce qui râpe, la chenille processionnaire, les cailloux du chemin... qu’ont tôt fait de nous remettre en tête le clou qui dépasse de la lame et l’écharde mal rabotée qui toujours se plantent non dans l’ampoule qu’ils pourraient percer pour libérer le liquide, non dans la verrue pédiluvée, non dans l’oignon, non dans le cor ou le durillon ou l’œil de perdrix à crever, mais toujours là où la peau est la plus tendre, dans la région creuse de la plante du pied, la région la moins sollicitée, celle qui n’a jamais l’occasion de s’endurcir et de s’insensibiliser.
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