Je tiens à mettre les choses au clair avec ceux qui me trouvent étrange, bizarre, pas très net, un peu fou, fêlé, quand ils me croisent dans la rue :
Non, je ne parle pas tout seul... Je me parle à moi-même... Et ça n'a rien à voir.
samedi 30 mars 2019
jeudi 28 mars 2019
Tonte
N'ont-ils pas froid les moutons après la tonte ?
Ne pourrait-on pas - comme pour les chienchiens des mamies lorsqu'ils sortent de chez le toiletteur - prévoir pour eux quelque chose à enfiler, de quoi se réchauffer ?
Un pull en laine, par exemple.
Un pull en laine, par exemple.
mercredi 27 mars 2019
Opéra
Trouvères
(24 x 32 cm)
Librement inspiré des décors d'Alfons Flores
(Opéra Bastille, juin - juillet 2018)
Croquis (carnets de MLM)
D'après Marc Chagall
Plafond de l'Opéra Garnier
lundi 25 mars 2019
Topor
Les textes, les livres que je lis peuvent être classés en différentes catégories :
- les livres, textes, qui ne me plaisent pas et que je ne finis pas. Ils sont nombreux. C'était même, il y a peu encore, l'écrasante majorité des livres que j'entamais... je suis, avec le (manque de) temps, devenu plus regardant, je choisis avec plus de parcimonie, plus d'habileté les livres que j'achète ou emprunte.
- les livres, textes, qui ne me plaisent pas mais que je finis. Ce sont les plus rares. L'exemple typique est le roman policier sans ambition, sans style, sans intérêt autre que le petit suspense que représente le twist final.
- les livres, textes, qui me plaisent mais que je ne finis pas. Ils sont loin d'être rares, ceux-ci, bien au contraire. Ce sont souvent des livres bien trop intelligents pour moi. Ils me vident, m'éreintent, je ne peux suivre sur la distance.
- les livres, textes, qui me plaisent mais qui me sont étrangers. Je les relirai peut-être, leur lecture m'a enchanté, j'ai pris quelques notes mais ils n'ont pas influé le cours de mon existence. Dernier exemple en date : Solal d'Albert Cohen.
- les livres, textes, qui ont changé ma vie. Ils sont étonnamment nombreux. Ils changent ma vision de la littérature, ouvrent des portes et des chemins qui m'étaient cachés dans le dédale des mots. Ils me donnent envie de réécrire tous mes textes pour approcher de leur éclat (et c'est évidemment un échec, comment pourrait-il en être autrement ?). Tout Gombrowicz, tout Thomas Bernhard, tout Céline rentrent par exemple dans cette catégorie.
- les livres, textes, qui m'arrachent le coeur, me tuent, me blessent, me mettent à genoux, me donnent envie de pleurer, d'en finir... car ils sont exactement les textes que je voudrais écrire, mot pour mot, à la virgule près... mais je n'y arrive pas et surtout, je ne peux plus m'y atteler, à les écrire ces textes, car ils sont déjà là, dans les librairies, ils existent déjà...
Portait en pied de Suzanne de Roland Topor, découvert grâce à Eric Chevillard qui en faisait la promotion sur son blog (il a écrit la préface de la toute récente réédition aux éditions Wombat), fait assurément partie de cette dernière catégorie. Tout y est brillant, inventif, chaque paragraphe est une trouvaille incroyable et, en même temps, le texte reste limpide, évident... Comment lutter ?
samedi 23 mars 2019
jeudi 21 mars 2019
Mises au point (5)
Ceux à qui je fais lire mes textes me reprochent souvent que ceux-ci ne racontent rien...
Je ne suis pas tout à fait d'accord mais, pour ne pas entrer dans des débats sans fin, je le concède volontiers - je ne veux pas d'histoires...
mercredi 20 mars 2019
lundi 18 mars 2019
01-09
Notre dictionnaire comprend
Un nombre précis
Invariable
D'entrées
Chaque nouveau mot
En condamne
Un plus ancien
À la désuétude
Barbarisme
samedi 16 mars 2019
Écriture
Quand j'écris, quand je crée, produis du texte, court ou long, j'aime :
- construire des mauvais jeux de mots
- faire référence à des éléments, utiliser du matériel extérieurs à la littérature (je n'hésiterai pas à citer du Neil Young)
- utiliser le "je", la première personne du singulier, pour brouiller la frontière entre auteur, narrateur et personnage principal
- utiliser des éléments personnels, de ma vie quotidienne (moi, pas MLM, mais moi, derrière MLM) pour accentuer cette confusion
- accumuler des synonymes, mots de sens proches, non pour préciser le sens des mots et de la phrase mais, au contraire, pour rendre leur sens le plus flou possible
- faire des listes
jeudi 14 mars 2019
La Vague
Chaque fois que je me trouve à Rennes - cela n'arrive certes pas si souvent - je ne manque pas de me rendre au Musée des Beaux-Arts de la ville. Systématiquement. Je me réserve, je me programme deux heures, dans tout séjour rennais, pour me rendre au Musée des Beaux-Arts. Inutile de discuter, de marchander, à Rennes, je veux, je dois aller au Musée des Beaux-Arts.
Au Musée des Beaux-Arts de Rennes, dans les collections permanentes, exposé au premier étage, se trouve un de mes tableaux préférés, peut-être mon tableau préféré. Un peu (carrément) snob, je chéris davantage les œuvres mineures, modestes, que les chefs-d'œuvre que tout un chacun connaît (et apprécie). Il s'agit d'une tempera de Georges Lacombe peinte vers 1892-1894 et intitulée "Marine bleue. Effets de vague".
Pour la description, je me contenterai de citer l'artiste lui-même - je ne ferai pas mieux, je n'en suis pas capable :
"La mer trace comme à plaisir ses magnifiques réseaux, ses dentelles d'écaille et de plumes d'oiseaux".
Je ne manque jamais une occasion, quand je suis à Rennes, d'aller admirer cette marine au Musée des Beaux-Arts. Et chaque fois, je suis ébahi, renversé, estomaqué. Chaque fois, je passe de longues minutes devant la toile, assis puis debout, assis de nouveau. Chaque fois, je m'approche, je m'éloigne, je la regarde sous tous les angles, sous toutes les coutures. Chaque fois, j'ai envie d'applaudir, de crier des bravo, des bravissimo. Chaque fois un peu plus amoureux. Et chaque fois, je (me) fais le serment de revenir, la prochaine fois que je serai à Rennes, au Musée des Beaux-Arts, pour et uniquement pour "Marine bleue, effets de vague" de Georges Lacombe.
Et voici, je l'apprends, que "Marine bleue, effets de vague" est exposée au Musée d'Orsay (bien plus proche de chez moi que ne l'est le Musée des Beaux-Arts de Rennes) pour quelques semaines, quelques mois, dans le cadre d'une exposition sur les Nabis.
Je ne sais pas si j'irai la voir. J'ai peur d'être déçu.
Je ne sais pas si j'irai la voir. J'ai peur d'être déçu.
mercredi 13 mars 2019
Démons (2)
Le triptyque démoniaque
Librement inspiré d'une mosaïque du Baptistère Saint-Jean de Florence
(9 x 8 cm)
Très librement inspiré d'une sculpture de David Ferrer
(7 x 8 cm)
Copie d'après Nichinen
(9 x 8 cm)
Croquis - carnet de MLM
lundi 11 mars 2019
samedi 9 mars 2019
01-10
Sur les rides de l'eau
Nous composons
Des images du passé
Que nos souvenirs effacent
Par ricochet
Nostalgie
Photo : David Ferrer
jeudi 7 mars 2019
La Roulette Russe (6)
Certaines fédérations nationales de Roulette Russe exige un certificat de mauvaise santé avant de délivrer une licence de compétition.
Dans certains pays, les joueurs de Roulette Russe sont considérés, admirés, vénérés comme des demi-dieux. Demi- seulement, car ils se révèlent tôt ou tard (et même plutôt tôt que tard) mortels.
À l'instar des échecs ou du bridge, le CIO a refusé l'inscription de la Roulette Russe aux JO, jugeant ce sport bien trop cérébral.
mercredi 6 mars 2019
Commande (1)
Le travail pour le mécène avance... toujours au stade des études pour l'instant...
Copie d'après Yashima Gakutei
"Navire entrant dans le port du mont Tempô"
(24 x 32 cm)
lundi 4 mars 2019
Insomnie
Pas (peu) dormi de samedi à dimanche.
Ai songé une bonne partie de la soirée puis de la nuit à tout abandonner, à fermer, crasher ce blog, à déchirer mes dessins, à jeter, brûler mes brouillons et mes cahiers, à vider, purger mes disques durs. Pourquoi continuer, à quoi bon écrire, tenter d'écrire, à quoi bon se creuser la tête, pourquoi (osons le mot) se torturer pour un résultat aussi faiblard ?
Puis, ne trouvant toujours pas le sommeil, j'ai trouvé deux trois raisons de continuer, de persévérer, d'écrire encore et de publier ma production. On ne se débarrasse pas de moi si aisément.
Mes nuits blanches, cher lecteur, ne te réussissent décidément pas...
Que j'aimerais être un bon écrivain (quoique cela signifie) et que mes lamentations, mes jérémiades quant à la piètre qualité de mes textes ne soient que de la fausse modestie.
Que j'aimerais être un bon écrivain (quoique cela signifie) et que mes lamentations, mes jérémiades quant à la piètre qualité de mes textes ne soient que de la fausse modestie.
samedi 2 mars 2019
Mises au point (4)
L'énorme avantage qu'il y a à ne pas être lu, c'est qu'on peut écrire n'importe quoi, n'importe comment et que personne ne critique le résultat. Libre à l'auteur de se trouver lui-même génial, atroce ou, pire que tout, banal, selon son humeur.
Et le meilleur moyen de ne pas être lu, de ne pas avoir de lecteurs, n'est-il pas d'être, de se rendre illisible ?
De là à penser que j'écris pour ne pas être lu... il y a un pas que même ma logique tordue n'est pas prête à franchir.
Et le meilleur moyen de ne pas être lu, de ne pas avoir de lecteurs, n'est-il pas d'être, de se rendre illisible ?
De là à penser que j'écris pour ne pas être lu... il y a un pas que même ma logique tordue n'est pas prête à franchir.
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