lundi 7 décembre 2020

En vrac, de la tête aux pieds

Petite extravagance, je porte un chapeau... pour cacher ta calvitie.



La nature (le créateur, c’est selon) a doté la main de l’homme de cinq doigts pour qu’il ne la confonde pas avec sa fourchette qui n’en a que quatre - parfois même trois seulement.



J’aiguise mes crampons pour mieux me couper l’herbe sous le pied.

dimanche 6 décembre 2020

Sarko-phage

Après la mort de VGE, à l’âge de 94 ans, certains réclament déjà que le Musée d’Orsay soit renommé du nom de l’ancien président... Les momies ont pourtant davantage leur place au Louvre, non ?



Après Chirac, on perd avec Giscard, un autre ancien Président de la Vème... mais ceux qui nous restent vont nous permettre de mener une expérimentation d’un intérêt supérieur pour la santé publique. On va enfin savoir lequel des deux maux est le pire si l’on veut profiter d’une paisible retraite : la grande nervosité ou la goinfrerie.



VGE, malgré son âge canonique, laisse derrière lui une veuve (quasi) homonyme d’une actrice décédée cachée à Malte... On ne plaisantera pas sur le fait que cette situation ne risque pas de se présenter pour l’actuel locataire de l’Élysée.

samedi 5 décembre 2020

Sens

Deux yeux pour voir à 180° (ou à un angle à peine moindre)
Deux oreilles pour la stéréo.
Deux mains pour distinguer sa droite de sa gauche.
Deux narines pour le flair, remonter une piste en tous sens.



Une seule bouche : on ne saura jamais d’où vient le mauvais goût des gens.

vendredi 4 décembre 2020

Sophisme un peu travaillé

Tricher permet de ne pas - ou, en tout cas, de moins - travailler et s’entraîner.


Cependant, tricher efficacement, avec des résultats, ça s’apprend. Tricher efficacement demande de l’entraînement, du travail, de la discipline et de l’abnégation.


Résultat : ne pas travailler, ça se travaille.

jeudi 3 décembre 2020

Antonyme Dvoraque

J’aimerais être un auteur et un peintre - n’ayons pas peur des mots : un artiste - prolifique. Ce n’est pas le cas, malheureusement. La preuve ? Tout ce que j’ai trouvé de drôle pour aujourd’hui est de me qualifier en conséquence d’antilifique...




...ainsi que le jeu de mot du titre.

mercredi 2 décembre 2020

Lord Jim

Je me suis acheté Lord Jim juste avant le début du dernier (en date - qui sait s’il n’y en aura d’autres ?) confinement, chez Gibert, parmi d’autres livres. J’avais prévu de transformer, à l’aide de Conrad, les tristes et ennuyeuses pluies de novembre contre mes carreaux en spectaculaires tempêtes de l’Atlantique Nord vécues depuis la passerelle d’un vieux cargo rouillé.


Las, ce mois de novembre fut le plus sec dont je me souvienne. Les mois de novembre - le mois le plus pénible de l’année - n’en finiront jamais de me décevoir... le dernier, par sa clémence.


Quant à moi, je n’ai toujours pas fini le maigre roman que j’avais entamé avant d’ouvrir Lord Jim... je n’en finirai jamais de me décevoir.

mardi 1 décembre 2020

Rendez-Vous

Aujourd’hui, pour ouvrir le mois de décembre, j’avais prévu de commencer à publier une nouvelle intitulée Rendez-vous. Ce ne sera pas le cas. Je n’ai pas fini de l’écrire. Et ne l’achèverai pas. Même s’il ne reste que deux ou trois paragraphes à fignoler. Tant pis. C’est un rendez-vous manqué. Mon futur autobiographe ressortira dans quarante ans ce texte des cartons ou du nuage électronique et le trouvera bien mauvais - je le plains... parfois.

J’ai l’impression d’avoir perdu mon année à écrire Albert Merle et Rendez-vous. D’avoir passé un temps dingue sur deux textes que je n’aime pas, que je n’aimais pas (presque) depuis le début mais que je me suis forcé à écrire. Pour faire mes gammes. Me sortir de ma zone de confort. M’obliger à raconter une histoire. Et à la troisième personne du singulier. Sauf que je suis un écrivain - et un lecteur - qui s’intéresse peu à l’histoire racontée. Et que j’utilise le Je (le Je de majesté).

Si j’ai commencé ce blog, c’est (aussi) pour publier ce que je veux quand je veux. Quelle idée à la con, du coup, de m’imposer à moi-même des textes dont je n’ai pas envie. Merde à Rendez-vous. Merde aussi aux autres idées de nouvelles que je n’ai pas commencé à rédiger (Loto et La Voyante) et qui resteront à l’état de résumé de quelques lignes dans un carnet.

Je reprends les choses en main. Me redonne une ligne directrice.

Je vais donc :
1. Me faire couper les cheveux - pour le changement d’état d’esprit.
2. Finir la nouvelle que j’ai prévu en bonus du Recueil MLM 2020. Ceux qui ont été attentifs et ont de la mémoire savent de quel texte il s’agit.
3. Mettre en forme le Recueil MLM 2020. Au menu : Dans le Métro / Le Piano de MLM / Dans la Boîte suivi de Lettre Compte Double / Albert Merle / Texte Bonus.
4. Me remettre dès début 2021 à Humeurs / Dring / Dans la Boîte / La Montre. Des années de travail en perspective.
5. Peu importe s’il n’y a pas de Recueil MLM 2021. Ne plus se forcer à écrire des textes si je n’ai pas d’idée qui me permette d’écrire comme je le souhaite.

Tout de même, il y a un passage dans Rendez-vous qui me plait (et que, par conséquent, je réutiliserai sous peu dans un autre texte) et que je vous livre (moyennant quelques coupes) pour que vous n’ayez pas de regrets (pourquoi en auriez-vous ?) :

Il n’avait que peu dormi. N’avait que somnolé. Avait compté les moutons et les brebis galeuses. N’avait récolté que des bêlements apeurés. Il était le loup dans la bergerie.