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dimanche 4 mai 2025

4 mai

Elle était moins haute la mare avant, s’étonne le gamin en désignant du doigt le lac de Vassivière.



May the forceps be with you, baby…



BD : Rodin des doigts.

mercredi 12 juillet 2023

# 1653

mardi midi, bords de Vienne
je reprends les choses telles que je les avais laissées à Fouras, Vassivière ou Ambazac l’an dernier…
des miniatures toujours, des vignettes, vite exécutées





mercredi 5 juillet 2023

# 1646

Déjà deux jours de semaine seul à la maison… j’ai perdu beaucoup de parties d’échecs en ligne… les étapes du Tour étaient chiantes ce lundi et ce mardi… je choisirai mieux mes arrêts maladie à l’avenir… j’ai fini de lire ce pavé qui a occupé nombre de mes soirées, j’en ressors bouleversé… je n’ai que peu écrit et seulement de la merde… je n’ai pas peint… bref, je n’ai rien de bien à proposer aujourd’hui… un truc improvisé, sans intérêt, lors de notre dernière visite à Vassivière…


J’écoute le dernier Nicky Wire, mis en ligne gratuitement sur Bandcamp… je me surprends à trouver ça plutôt très bon.



mercredi 28 juin 2023

# 1639

Je suis allé la semaine dernière, un soir, rapidement, visiter l’exposition de l’Association Artistique des Cheminots au Pavillon du Verdurier, à deux pas de la maison. C’était merdique, évidemment. Que de la daube, j’ai fait le tour en moins de dix minutes. Je suis injuste, il y en a un qui a retenu mon attention et qui avec ses 5 petits formats a occupé 8 des 10 minutes que j’ai passé dans l’ancien bâtiment frigorifique. Un certain Flanet dont je ne sais rien de plus, ni Insta ni site internet. Des paysages abstraits au pastel sec. À la fois riches et secs. En quelques traits très maîtrisés. Ça m’a donné de nouvelles idées. Que je n’ai pas réussi à mettre sur toile, samedi à Vassivière. Il faudra y revenir. Les trois arbres sont de retour.

240623.1 (10x15 cm environ)

240623.2 (10x15 cm environ)

Il faudrait peut-être que je me fixe un peu plus sur une idée et que je l’exploite plus à fond plutôt que de changer sans cesse d’approche et de me contenter d’essais rapides, de pochades.

dimanche 26 février 2023

jeudi 20 octobre 2022

16.10.22.4

Les douglas (prononce-t-on le s final ? un collègue de Natacha lui a mis le doute) n’ont rien à faire ici, m’explique Natacha tandis que nous nous promenons sur un sentier qui longe le lac, on est dans une étréaou.
Et je me demande pourquoi elle se met à me parler comme Stromae.



Un Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras de Marée.



Les amanites tue-mouches ont envahi les pelouses de Vassivière. Une passante propose à son mari de les cuisiner. D’en faire une soupe de belle-mère.

lundi 17 octobre 2022

16.10.22.1

Journée prolifique à Vassivière ce dimanche. Un peu écrit. Un peu lu. Un peu baladé. Et trois esquisses, études rapides. La première à l’huile sur papier cartonné. Ce sont les mêmes racines que.



dimanche 4 septembre 2022

Sur la plage (1)

Ce jour là - peu importe le jour en question, ce n’était ni le premier ni le dernier jour de notre séjour fourasin - sur la plage, je n’avais pas pris mon livre, je m’étais interdit de lire sur la plage ce jour-là, tant pis si le livre en question, Les Sept Fous, recommandé par Thomas, un désormais ex-collègue de français-latin (à ne pas confondre avec Thomas, ex-collègue d’anglais, à présent bien lancé dans sa carrière musicale), est excellent, car, non, ce jour-là, j’avais décidé, sur la plage, d’être productif, décidé de travailler, sur la plage, ce jour-là, que ce soit gribouiller, malversifier ou textifier, pourvu que quelque chose en sorte.

passage un peu anarchique au présent de l’indicatif

Nous nous installons sous les arbres. Il y a des arbres sur la plage de Fouras. Ce n’est pas courant, pas commun, des arbres sur une plage, racines dans le sable. Mais il y en a, des arbres, sur la plage de Fouras. Sur la petite plage de Fouras, la plage dite sud. Des robiniers faux acacias - cet accord de pluriel me parait des plus suspects.
J’aime cette plage, la plage sud. Énormément. Malgré ses eaux vaseuses. Parce que précisément les arbres et leur ombre. Ombre plus efficace que celle d’un parasol - je ne l’ai déployé de toute la semaine. Parce que c’est une petite plage. Parce que c’est une petite plage proche d’une grande plage. Parce qu’il existe à dix minutes de marche à peine, de l’autre côté du fort Vauban, une grande plage, la plage ouest, qui attire la foule et les jeunes. Parce que c’est une plage pour vieux. Familiale. Calme. Globalement calme. Parce que la vue sur les carrelets depuis la plage. Parce que le petit port de plaisance. Parce que le sentier littoral qui y mène - mais est inondé à marée haute si le coefficient est supérieur à 100 - depuis notre lieu de séjour. Parce qu’il y a deux ans, j’y ai ébauché plusieurs poemlm pour Absences.

Un couple et ses et leurs deux enfants sont eux aussi installés sous les arbres. Près, très près, juste à côté de la poubelle dont l’odeur pourtant, par moments, quand le vent s’emmêle, nous gêne, nous qui sommes installés un peu plus loin, dix mètres en retrait. Père siffleur, je dis à Natacha que si l’odeur ne les dérange pas, le couple et leurs et ses deux enfants, c’est que ce doit sentir un peu comme chez eux. J’ai déjà été par le passé plus spirituel dans mes attaques gratuites, plus fin dans mes excès de mauvaise langue - on fera avec mes capacités du jour.
L’homme, le père, me jette des regards que je devine noirs sous ses lunettes de soleil Décathlon. Je ne sais pourquoi j’ai l’air de l’importuner. L’instinct certainement. Il a raison de me détester mais il ne le sait pas. Il devine que je suis un enfoiré - ce billet et ses suites en est en sont la preuve - mais ne le saura jamais - il ne le lira jamais, ce billet. Ni ses suites, à ce billet.
Ou alors est-ce mon gonflage de paddle - car, oui, Natacha ce jour-là va paddler la vague pour la première fois - le léger sifflement de la pompe que j’actionne pendant quelques minutes qui le gêne. Si ce n’est que ça, il s’agace de pas grand chose. Je continue de gonfler le paddle jusqu’au bout, jusqu’aux 13 bars - toute une rue de la soif - je ne m’arrête pas : il ne m’impressionne pas malgré sa carrure de rugbyman à la retraite, les evil eyes de ma femme sont bien plus terrifiants.

Natacha, justement, part à l’eau allo avec son paddle. Ou plutôt, je lui porte le paddle jusqu’à l’eau allo et elle part glisser sur la surface. Il y a peu de vagues. Tant mieux, c’est sa première fois, le paddle sur la mer, sur l’océan, elle n’a paddler que sur l’eaulice du lac de Vassivière jusqu’alors, tant mieux s’il n’y a pas de vague ou si peu.
Et moi, je retourne à la serviette, à l’ombre des arbres. Travailler. Produire.

jeudi 1 septembre 2022

She Speaks

(19 août, 15h35) - en voiture, Butterfly de Superbus passe à la radio.
(s’adresse à moi) Je crois que je préfère encore quand tu chantes.



(20 août - 20h15)
Je suis pas agacée… ça me fait juste chier.



(28 août - 12h30) devant le lac de Vassivière, quelques mètres plus bas que d’habitude
Déjà qu’à la mer, il faut vérifier les horaires et les coefficients des marées, maintenant, il va falloir en plus vérifier l’étiage des lacs…

lundi 8 août 2022

# 1315

Dans ce mouton, j’ai cru voir un nuage - paréidolie.



Nous ne serons donc allés voir ni le Trianon ni le hameau de la Reine en 7 ans à Versailles…

Et, plus grave, je ne serai pas retourné visiter l’expo consacrée à Eugène Leroy - comme je n’avais, il y a quelques années, visité l’expo Kupka qu’une unique fois…

Tout ce que nous aurions j’aurais dû faire et refaire…
Tout ce temps qu’on gâche à ne pas…



Je relis des notes, un bloc rempli au cours du printemps. Il y a deux mois et une semaine très précisément  j’écrivais :
Juin enfin ! Irons-nous à Vassivière cet été ?
Je ne croyais pas si bien dire.

lundi 11 juillet 2022

Vassivière

Le lac est devenu le nouveau lieu de travail de Natacha. Elle était vassifière ce dimanche d’y venir y faire du paddle pour la première fois de l’année. Oui, très mauvais jeu de mot.



Je n’ai pas gribouillé mes arbres aujourd’hui. Je n’ai fait que les regarder - c’est toujours bien d’observer - et réfléchir - il ne faut pas trop réfléchir mais agir - à une nouvelle façon de les peindre, probablement dans le style de Tête de Chat. Puis, hésitant, je me suis dit que j’aurai le temps, plus tard - ce n’est jamais bon d’avoir le temps.



Tout de même, mes quatre arbres qui sont peut-être cinq ou six si l’on se fie au nombre de troncs, je suis allé les câliner. Je les ai étreints, ai posé mes lèvres sur l’écorce. Je ne me suis pas senti ridicule. On n’est jamais ridicule quand on est sincère.



Une petite photo, sinon.


vendredi 19 novembre 2021

sur mon bureau

Sur mon bureau, un verre d’eau vidé, une tasse, fond de café froid, un paquet de kleenex, un ou deux mouchoirs usagés - je suis enrhumé.
Sur mon bureau, des crayons, HB, 2H, 2B, tous bien taillés, des mines de plomb - ce n’est qu’un nom : c’est du graphite - 3B et 9B, un porte-mines et ses recharges, des stylos bille (bleu, rouge, vert et noir), une plume et ses cartouches d’encre Violet Tendresse - ce n’est pas moi mais le fabricant qui a choisi ce nom cul-cul - des cartouches d’encre Noir Intense - là, non plus, je n’ai pas choisi ce nom - pour une autre plume, dans ma trousse, dans mon cartable, des feutres de toutes les couleurs.
Sur mon bureau, la palette en plastique pour la gouache et le pot pour l’eau, quand je sors mes pinceaux.
Sur mon bureau, deux boîtes de carton, bien trop petites pour loger mon corps tout entier, l’une noire et vide, l’autre blanche contenant de petites toiles non encore barbouillées, format carte postale.
Sur mon bureau, une équerre, deux règles, quarante et cinquante centimètres, un rapporteur, un compas, un couteau, Opinel, un cutter.
Sur mon bureau, des rectangles, tous formats, de papier blanc. Chutes de découpes de cours ou d’énoncés photocopiés. Quelques dessins, quelques idées qui ne seront jamais utilisées, paragraphes sans intérêt.
Sur mon bureau, quatre carnets. Deux remplis, pas une ligne laissée libre, pattes de mouches que je ne parviens pas toujours à déchiffrer, un troisième aux deux tiers, le dernier vierge.
Sur mon bureau, plusieurs blocs de papier. A4, petits carreaux, détachables le long des pointillés. Tous entamés, la plupart presque totalement effeuillés. L’un d’entre eux a perdu le carton qui assurait sa rigidité, gouaché, il y a longtemps, à Vassivière.
Sur mon bureau, une machine à écrire sur laquelle je dépose mes feuilles couvertes d’âneries, sur laquelle je suis en train - du moins, je crois - d’écrire un texte, j’entends par là un texte qui parle d’elle, par forcément un texte tapuscripté - c’est un barbarisme.
Sur mon bureau, plusieurs livres. Certains à lire, ils sont cinq, trois recueils de poésie, Rilke, Michaud, Pound, un roman de Bolaño et une Œuvres Complètes de Borges, d’autres à écrire, plus nombreux encore et qui seront (donc) de moi, dans un avenir plus ou moins lointain, si je les mène à terme, je ne sais combien de projets en cours.
Sur mon bureau, tant à faire, sans compter ce qui se cache dans ses tiroirs ou au sol, sous et autour du bureau.

















Et moi, je fais la sieste dans le canapé, je suis épuisé.

mercredi 18 août 2021

Vase, Pot et Estampe

Deux magnifiques pots récupérés au Mas du Puy à Ambazac, une estampe japonaise et quelques fleurs. Le tout réalisé selon une technique testée à Vassivière (where else ?)

Vase, pot et estampe (21 x 29, 7 cm)

samedi 31 juillet 2021

Le Verger

En arrivant à Limoges, j’ai acheté immédiatement deux cartons entoilés. On reparlera plus tard du plus grand de ces deux cartons. Le plus petit des deux a été barbouillé entièrement en deux heures à Ambazac, samedi 24, après une excellente paella cuite au feu de bois et avant une non moins succulente pana cotta. Je m’étais installé à moins de dix mètres de l’endroit où j’avais réalisé les deux petites huiles une semaine plus tôt mais je regardais de l’autre côté. Je suis à la fois content et déçu du résultat. Content car j’ai bien digéré certaines leçons de mes séances au bord de l’eau à Vassivière (que d’arbres j’aurais peints cet été…). Déçu parce que j’aspire toujours à une peinture plus radicale et plus personnelle… il faut pour cela du temps, de la patience et de la persévérance… pas mes qualités premières.

Le Verger (46 x 38 cm)

vendredi 30 juillet 2021

Last (and least)

En guise d’au revoir (je ne suis pas certain qu’on retourne à Vassivière cette année) à mes trois arbres (qui sont, je suis allé vérifier une nouvelle fois, quatre pour six troncs - enfin, je crois, j’ai de nouveau des doutes) un croquis plus humble, juste au crayon, au cours d’une journée où j’ai essentiellement nagé (dire que j’ai failli me noyer serait exagéré mais pas totalement mensonger) et dormi au bord de l’eau.

22.07.2021
(21 x 29,7 cm)

mardi 27 juillet 2021

Sur la bonne voie à Vassitruc

Ces trois arbres à Vassivière, je ne les peins pas vraiment. Je veux dire que je ne cherche pas à ce que je peins ressemble à ces trois arbres tels qu’on les voit. Ils sont un support visuel… que je regarde à peine… mais qui me donnent l’élan nécessaire pour avancer. Lundi 19, justement, grosse avancée ! À l’huile. Ça commence à ressembler à quelque chose qui me plait. Efforts à poursuivre.

 Arbres (18 x 27 cm environ)

samedi 24 juillet 2021

Marcher

Je réfléchis mieux en marchant. Les idées me viennent en plus grand nombre quand je marche, lentement. C’est ce que je me disais, mercredi soir, en flânant sur les bords du lac de Vassivière. Puis, je songeai à mon bureau, à Versailles…



J’aime marcher pieds nus, sentir le sol, le sable, l’herbe, l’eau (pas trop profonde) et même le macadam ou les gravillons, les galets. Alors que je mettrais des gants si je savais marcher sur les mains.



… oui, on pense mieux quand on est en mouvement, les antiques péripatéticiens le savaient déjà… et, aujourd’hui, on assoit les élèves à l’école et on leur interdit de bouger de leur chaise et de leur table.