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samedi 7 septembre 2019

On the Beach (3)

Je tiens à m'excuser auprès de tous les vacanciers de la grande plage des Sables d'Olonne que j'ai perturbé dans leurs rituels balnéaires. Je suis désolé de ne pas (cette année) avoir joué aux raquettes ou au ballon ou au Mölkky sur le sable, de ne pas avoir érigé de château de sable, de ne pas avoir creusé de trous non plus, de ne pas avoir beaucoup lu les recueils de poésie que j'avais amené (je ne lis jamais de romans sur la plage), de ne pas m'être contenté de bronzer (j'ai une peau de roux)...
Oui, je suis désolé (cette année) d'avoir eu l'idée saugrenue de me battre avec le vent qui voulait à tout prix tourner les pages de mon cahier et d'avoir dessiné sous les rafales de sable. Si j'en juge par vos regards incrédules voire choqués, je n'avais pas à faire ça sur la plage, ce n'était pas l'endroit pour une telle pratique... Croyez-moi, je ne cherchais pas à me démarquer à tout prix, je ne cherchais pas à faire l'intéressant, je n'aime rien tant que la discrétion, passer inaperçu... Pour ne pas vous déranger, j'ai même renoncé à apporter mes tubes de gouache, pourtant achetés à cet effet...

Quelques vues (les moins ratées) du remblai des Sables d'Olonne depuis la plage.

Carnet de voyage

Carnet de voyage

Carnet de voyage

mercredi 8 septembre 2021

Cartes Postales (2)

Pour la première fois depuis bien longtemps, cette année, nous n’avons pas envoyé de cartes postales depuis nos vacances. Ni des Sables d’Olonne ni de Saint-Clément-des-Baleines (quel nom de commune magnifique) ni de Cabourg ni de Limoges ni d’Étretat. Remises à plus tard - on en enverra depuis l’Île de Ré nous disions-nous aux Sables, on en enverra depuis Cabourg nous disions-nous une fois sur Ré… - puis oubliées - on a rien oublié ? s’interrogea à haute voix Natacha alors que nous étions depuis quelques centaines de mètres à peine sur la route (encore étroite à cet endroit - impossible de croiser un véhicule qui viendrait en sens inverse) du retour définitif vers Versailles. Elle parlait d’affaires personnelles que nous aurions éventuellement laissées derrière nous dans le gîte que nous avions loué pour la semaine. Les cartes postales, on a oublié d’en acheter ! lui ai-je répondu un peu à côté de la plaque… mais c’est à ce moment-là que je m’en étais rendu compte…

Nous aimons pourtant en envoyer, des cartes postales. Comme nous aimons en recevoir. En revanche, nous n’aimons pas les écrire, les cartes postales. Ni Natacha (qui délègue à vous devinez qui) ni moi (qui n’ai personne à qui déléguer et qui me tape le sale boulot). C’est une véritable corvée - qu’on s’inflige volontairement car nous aimons vraiment envoyer des cartes postales - que d’écrire les cartes postales.

Qu’y a-t-il d’amusant à écrire une carte postale ? Il n’y a rien de plus mécanique, de plus automatique que l’écriture d’une carte postale.
Coucou. Nous profitons de nos vacances à xxx. Il fait beau mais pas trop. On se balade à pied, à vélo, on visite yyy et zzz, on bronze sur la plage. Bisous. MLM et Natacha et Souris. Gni.
Impossible d’échapper à ces sentiers balisés. Impossible de faire sans ces lieux communs. Le destinataire d’une carte postale qui n’apprendrait pas par le biais de ladite carte la météo qu’il fait et les balades qu’il y a à faire sur le lieu d’expédition de la carte se sentirait floué, volé, escroqué. Ne comprendrait pas l’intérêt de la carte. Vexé. La météo et les visites sont des passages obligés de la carte postale. Des indispensables. 

Pour la touche personnelle, il faudrait pouvoir miser sur la formulation, sur le style… mais c’est une illusion, une impasse… j’en ai envoyé, plus jeune, des cartes dans lesquelles je me suis amusé avec le style et la présentation… phrases alambiquées, jeux de mots, rimes bancales, cartes écrites de la main gauche ou avec les pieds… les destinataires systématiquement se sont sentis obligés de répondre par une carte… - c’est souvent le cas, les gens à qui vous envoyez des cartes vous en adresse en retour - et de surenchérir… et je me suis senti obligé à mon tour d’en faire plus. Si bien qu’à la fin de l’été, la correspondance devenait illisible… c’était du Joyce (celui de Finnegan’s Wake) écrit en calligrammes ou aux lettres inversées par un effet miroir. Or, l’été, à la plage, on a envie de se vider la tête, on a juste envie d’un bon vieux polar ou d’un best-seller vite lu vite oublié, pas d’un chef d’œuvre d’illisibilité.

La météo, les activités de plein air. Platement. Sans plus.
Et que pourrait-on écrire de plus ? Il n’y a pas de place sur une carte postale pour s’étendre davantage. C’est minuscule une carte postale. 10 cm de large, 15 cm de long. Comment faire original, comment développer une idée amusante - ou supposée l’être - sur si peu de place ? Une fois qu’on a écrit qu’il fait beau et que la chapelle de Saint Glinglin est magnifique, il n’y a plus de place sur la carte postale. D’autant moins de place que la moitié de la carte est bouffée par le timbre et l’adresse.

Que de peu place perdue, en effet, sur une carte. Et ce, par simple manque d’imagination, d’originalité.
Si, par exemple, les noms de rue étaient différents dans chaque commune, s’il n’y avait pas, en France, quinze mille avenue de la République, avenue de la Liberté, rue Jean-Jaurès, place de la Nation ou boulevard MLM, si une rue dans une commune n’avait pas d’homonyme dans une autre des 36000 communes, on pourrait s’économiser l’indication du code postal et de la ville de l’adresse. On saurait que la rue de la République se trouve à Versailles et pas ailleurs, que la place de la Nation se trouve à Bastia et nulle part ailleurs et que l’avenue Maurice L. Maurice traverse Saint Maurice des Lions et nulle autre commune. Voilà un gain de place, un tiers de l’adresse en moins ! Seulement ça demanderait à nos édiles de se casser un peu la tête et la binette et le cul pour inventer des noms de rues qui sortent de l’ordinaire.
Mieux, si à l’heure de l’informatique omniprésente, on était (enfin !) capable de tenir un annuaire en ligne parfaitement à jour, on aurait uniquement besoin de préciser sur la carte le nom du destinataire, rien d’autre. Il suffirait de consulter le registre national, une affaire de millisecondes pour un supercalculateur, pour faire suivre la carte au bon endroit… ça demanderait un peu plus de temps au facteur, peut-être… ce temps, il le prendrait sur son temps de lecture de cartes postales - car, on le sait, les facteurs lisent toutes les cartes postales (surtout qu’il y en a de moins en moins, ce plaisir factoriel se fait de plus en plus rare et, par conséquent, de plus en plus précieux) pendant leur tournée…
Juste le destinataire : encore de la place gagnée, libérée, délivrée !
Et pour les quelques homonymes de l’annuaire, pour la poignée de Jean Dupont mariés à des Marie Dupont née Martin, ils n’auraient pas à s’inquiéter d’éventuelles interversions entre cartes postales, craindre de recevoir une carte destinée à un autre Michel Durand ou que la carte qui leur était destinée se retrouve dans les mains d’une autre Nicole Dubois : ça ne changerait dans le fond pas grand chose… tout le monde de toute façon écrit exactement les mêmes banalités sur les cartes postales…

dimanche 19 juin 2022

Étretattva

À la plage, aux Sables d’Olonne, à Plouharnel ou à Fouras par exemple, nous revenons les chaussettes pleines de sable.
Comment se fait-il qu’à Étretat ou à Fécamp nous ne revenions pas comme la logique devrait l’imposer les chaussettes pleines de galets ?



Quand j’étais gamin, petit garçon, la colle, certaine colle, avait une odeur qui donnait envie d’en manger
- et j’en ai je crois effectivement mangé.
Aujourd’hui, c’est l’odeur de la gouache qui me donne envie de m’en mettre plein la bouche
- mais je n’ose… j’ai peur qu’il me reste du bleu ou du orange entre les dents.



Nous étions ravis hier sur la plage d’Étretat (2h20 aller, 2h20 sur place, 2h20 retour, 7 heures parfaitement optimisées) : nous avons réussi à avoir froid.
Notre escapade maritime n’a malheureusement pas réussi à rafraîchir notre soirée versaillaise.

lundi 9 août 2021

She Speaks (1)

C’est en citant un vieux billet il y a quelques jours que je me suis rappelé une vieille promesse que je n’ai pas tenue encore : vous offrir une compilation des meilleures répliques / citations / inventions verbales de ma bien aimée. Que je sois bien clair : il ne s’agit pas de me moquer, pas du tout. Je suis même jaloux de sa facilité à créer des phrases et des mots dont j’aimerais remplir mes propres textes. Ma femme est une génie qui s’ignore. C’est elle qui devrait écrire et non un incompétent comme moi.
Chose promise, chose due, on commence aujourd’hui cette série She Speaks du nom d’une chanson de qui vous savez.



Les Sables d’Olonne, juillet 2019. Une pancarte devant l’église Saint Pierre clame « Jésus t’attend ». Réponse de Natacha : « J’espère qu’il a un bon livre ».



Malte, 1er mai 2019, 18h30 : « On n’a rien mangé de la journée… même pas un Spritz ».



Versailles (?), 18 février 2018 : « On va attendre… le temps que le soleil passe à l’ombre ».

mercredi 18 décembre 2019

On the Beach (7)

Souvenir des Sables d'Olonne que je n'ai pas évoqué lors de la série On the Beach (5-10 septembre dernier) : j'ai trouvé sur la plage, à la limite entre le sable et les rochers, un crâne d'oiseau (probablement une mouette) en parfait état. Je le conserve précieusement dans une boîte depuis et essaye de temps à autre de rendre justice à sa beauté... il y a encore du boulot...


Crâne de Piaf
(Carnet de croquis)


Études / essais divers mélangés
(10, 5 x 14,5 cm)

dimanche 13 mars 2022

mardi 15 mars 2022

(Encore des) croquis (un peu) oubliés

Qu’est-ce que les gens peuvent bouger… c’est difficile de les croquer dans une position donnée, ils ne la gardent jamais plus de quelques secondes… ça donne chez moi des corps un peu difformes… disons que c’est mon excuse pour mon incompétence.


Adultes regardant les enfants jouer, plage des Sables d’Olonne
(Carnet de Croquis)